• : Les tribulations d'un homme au service de sa Souveraine.
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Mardi 26 août 2 26 /08 /Août 20:47
- Par Mien
Ma Reine apprécie particulièrement je crois la lecture du blog de "La Carpette". Je reconnais que son auteur et sa Maîtresse ont une plume vraiment agréable, et une vision de leur relation qui peut sembler proche de la nôtre. Pourtant, il est des mots dans lesquels je ne parviens pas à me reconnaître, même si j'avoue que la condition d'esclave décrite par la Carpette tend à s'approcher de celle que j'aimerais atteindre. Je vous invite à lire le billet suivant : "Vous voulez être un esclave ?"

Le concept de feuille blanche ne me semble pas correspondre à ce vers quoi il faut tendre. Je dis bien "faut", parce qu'il s'agit là d'une philosophie de vie, et d'une remise en question de soi. Les mots de La Carpette touchent forcément, si l'on se projette dans une vie d'esclave, pourtant, non, indéniablement, je ne souhaite pas, je ne dois pas, être une feuille blanche. Ma Reine m'a aimé avant que de m'asservir, et cet amour est un corolaire à ma condition. Comprenez : si ma Souveraine ne m'aimait pas d'un amour puissant et indéfectible, je ne pourrais pas être son esclave. C'est cet amour qui a rendu possible l'éclosion de cette relation si forte.

Aussi revenir à la feuille blanche serait une erreur, car non, je ne suis pas né lorsque ma Reine m'a accepté à son service, mais bien avant. Devrais-je pour autant renier ce que j'ai vécu, ce qui a fait de moi la personne que je suis aujourd'hui ? Que non ! Pour la simple raison que si j'étais un esclave servile et 'plat', ma Reine se lasserait de moi. Une relation comme la nôtre, "une relation exclusive d'amour extrême" tel que la définit ma Reine, ne saurait exister sans la force et la richesse de ces sentiments amoureux. Cela me parait trop simple de croire qu'il est possible d'éradiquer finalement toute humanité dans son comportement, en ne cherchant qu'à effectuer la volonté de sa Maîtresse : il en va je crois d'une question de santé mentale pour l'esclave. Le concept de la feuille blanche, de façon assez logique, me fait penser à celui de la "page blanche" de l'écrivain : devant le vide, l'artiste se trouve dénué d'inspiration. De même, la Maîtresse, face à un esclave vidé de son libre-arbitre (et non de sa liberté), de son sens critique, de sa personnalité, de ses aspirations de rendre sa Maîtresse heureuse (et pas simplement de faire en sorte de lui donner du temps pour qu'elle soit heureuse ailleurs), perdra je pense toute vélléité d'envisager cette relation comme un véritable échange, mais en viendra à utiliser son esclave pour des contingences bassement matérielles, où toute notion de partage et de complicité sont évacuées.

Non, je ne veux pas être ce genre d'esclave, et je sais que ce n'est pas ce que ma Reine attend de moi. Je ne serai pas un esclave à la façon antique, mais bien un esclave moderne, dont la vie personnelle est tournée exclusivement vers sa Reine et son bonheur, dans la mesure où ce bonheur implique la présence à ses côtés de sa propriété la plus importante, moi. Alors non, je ne serai pas une feuille blanche. Je suis une feuille pleine de mots, de tâches, de fautes et de ratures, mais ma Souveraine rectifie en corrigeant, en modifiant. Pas en effaçant.

Publié dans : Mien - Communauté : L'art de s'offrir
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