• : Les tribulations d'un homme au service de sa Souveraine.
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Samedi 20 septembre 6 20 /09 /Sep 14:55
- Par Maîtresse
Certainement pas...
Quoique...

Préambule :
Cet article, il me trotte en tête depuis la soirée chez C&C, j'ai commencé à l'écrire il y a quatre jours, et je ne suis pas allée plus loin que le titre.
J'en avais parlé dans les commentaires comme quelque chose de confus que j'essayais de mettre à plat.
Dans cette mise à plat j'ai été accompagnée par Opus, puis par Opus et Ignivolucris.
Merci infiniment à vous deux pour ces conversations qui m'ont vraiment aidée à y voir plus clair.
Merci aussi à Mien pour son écoute et son soutien tout au long de cette semaine, surtout hier soir. Merci pour tes mots qui font du bien mon amour...
Cet article risque d'être brouillon et indigeste, je m'en excuse par avance, mais je pense qu'attendre plus longtemps avant de mettre tout ça par écrit serait une erreur...

Hors donc, je pense que le mieux est de commencer par le contexte, et là je vous donne le contexte à l'instant T-1 de la soirée chez C&C. Puisque cette soirée a bousculé pas mal de choses, il me semble important d'exposer le "avant" clairement afin de mettre lumière ce qui a été chamboulé et comment.
Notre relation BDSM est plus orientée D/s que S/M. Les "jeux de cravache" n'interviennent que dans le cadre de punitions. Parce que je sais que Mien a une petite part masochisme qu'il souhaite explorer. Pour ma part je ne ressens aucune forme d'excitation à le cravacher, j'en ai donc déduit que j'étais une Domina surtout orientée contrôle qui prend un grand plaisir psychologique aux jeux D/s. Pas de plaisir à infliger de la douleur, juste peut-être la satisfaction d'avoir apporté à Mien le châtiment qu'il mérite afin de se sentir lavé de ses fautes et qu'il sache qu'il a obtenu mon pardon en subissant ma juste colère... (je caricature, mais à peine).
Je me vois plus comme une guide, ceux qui auront vu l'article Dominante sauront ce que j'entends par là.

Là je vais vous parler un peu plus de moi.
J'estime être quelqu'un de bien, à mes propres yeux. C'est à dire que je suis extrêmemtn exigeante avec moi-même. Je passe un temps fou à m'auto-analyser et passer au crible mes discours et mes actes afin d'être quelqu'un dont je puisse être fière. Quelqu'un que je puisse aimer (parce que bon, je suis coincée avec moi-même 24/7...) Avec le temps je me sus rendue compte que, si j'avais un très grand besoin d'être aimée, cela n'arriverait qu'en commençant par m'aimer moi-même. Donc je me suis réformée sous la constante supervision de moi même, afin d'éradiquer tout ce qui me semblait néfaste, négatif ou laid en moi, afin de pouvoir offrir au monde ce que j'ai de meilleur.
J'imagine que ce que je décris là est probablement un comportement très normal finalement. C'est quelque chose que tout le monde doit faire à un degré plus ou moins grand et que c'est ce qui s'appelle avoir une conscience.
Je me rends compte en écrivant que finalement ce n'est pas que le fait d'avoir une conscience c'est aussi une très grande part d'orgueil.
Et la violence, ou pulsion de violence fait partie de ce que pensais avoir réussi à eradiquer chez moi.
J'imagine qu'en ne répondant pas à l'agression par l'agression, j'arrive à ma toute petite échelle à faire baisser le niveau si ce n'est de violence, au moins de stress de la planète. (si ça c'est pas de l'orgueil ! ^^)
Sauf que, dans mon cas, ces raisonnements et ces actions sont peut-être intervenus trop jeune.
Gamine, j'étais une pire que peste, et j'ai eu gestes très violents. (pour vous situer j'avais 4 ans).
Et je pense qu'à un certain niveau, je garde un regard très "enfantin" sur moi-même ce qui fait survenir des blocages... (nous y voilà !)

Or donc, jusqu'à présent j'ai refusé les jeux S/M hors de tout contexte punitif.
Pourquoi, parce que c'est mal.
(Oula! bah oui, désolée, j'en suis là... J'ai honte, hein, il faut le comprendre ! Et il faut surtour comprendre que je ne juge pas ceux qui pratiquent ! A l'instant T je ne leur arrive pas à la cheville)
Juste la violence gratuite, c'est mal.
Et ça, (merci Ignis et Opus) ce n'est pas tout ce que j'en pense, c'est ce qu'en dit la petite fille à l'intérieur de moi, celle qui a décidé ce qui était acceptable où non.
Et tout a fonctionné comme ça pendant longtemps. Tout allait bien c'était confortable...

C'est ici qu'intervient un évènement de la soirée chez C&C... (vous allez me dire il était temps qu'on en revienne à nos moutons et vous n'aurez pas tord !)
Hors donc, ce soir-là, alors que Mien s'était absenté pour aller aux toilettes, voilà qu'un homme qui m'avait observée une bonne partie de la soirée vient me parler : "Bonsoir Madame, je souhaiterais vous soliciter pour la cravache"
Et là, tout bascule.
Bien sûr, j'ai décliné avec tout le tact possible. Mais le petit pincement d'envie était là et m'a fallu bien une semaine pour réussir, sans faux-semblants, à en lire toutes implications.

Nous voici enfin dans le vif du sujet, il était temps !
J'en ai tout de suite parlé à Mien, et je me suis confiée à Ignis et Opus mais je pense que c'était trop frais pour être réellement efficace.
Pourquoi est-ce que cette demande m'a autant plu/dérrangée :
Déjà, c'est flatteur : pure réaction d'orgueil :
- Je suis reconnue par un inconnu dans mon statut de Domina par quelqu'un d'extérieur, c'est agréable.
- Je n'étais pas la seule Domina mais c'est moi qu'il est venu voir.
- Ca montre à Mien que sa Maîtresse est désirée par d'autre en tant que Domina, j'aime cette idée parce que je me sens encore plus précieuse pour lui ainsi.
Donc voilà, non, je n'ai pas de penchant sadique, c'est juste de l'orgueil, je reste quelqu'un de valable à mes yeux. Fin de la réflexion, je peux passer à autre chose tout va bien. Sauf que là, évidemment, je me raconte des histoires...
Creusons donc davantage.
Pourquoi est-ce que l'étiquette sadique me dérrange autant ?
On ne parle pas de sadisme-pathologique, là. On parle d'un gars qui avait envie de subir ma Cravache. Et je l'ai senti son désir. Et ce qui m'a désolée c'était de frustrer son désir. Donc ce n'est pas du sadisme-pathologique puisque le moteur était de faire plaisir.
Oui, mais je n'ai ressenti d'excitation à manier la Cravache, donc même le coté sadique-ludique ne s'applique pas. Et puis s'il s'appliquait à moi je pense que j'aurai eu un imaginaire érotique teinté de ces choses-là. Que de voir les soumises malmenées aurait pu être vecteur d'excitation, et je n'ai rien ressenti de tout ça. Donc sadique-ludique non plus.

Vous n'êtes pas convaincus ? C'est normal, moi non plus.
Fouillons davantage... sous la forme d'une interview, tiens ce sera plus sympa (puis comme je fais les questions et les réponses, je m'octroie même le droit de me tutoyer ^^)
- Donc tu prétends avoir éradiqué toute forme de violence en toi, tu aspires à marcher sur les pas de Gandhi, tout ça, tout ça...
- Oui.
- Si tu as réglé tes comptes avec la violence, pourquoi est-ce qu'en jeux de rôles, tu joues toujours les gentilles ? Les gens qui n'ont pas de souci avec ça et qui assument leur part d'ombre n'ont pas de blocage...
- Heu... bonne question...
- Ah, tu vois on a déjà identifié un blocage, c'est bien la preuve qu'il y a des choses à régler...
- Oui, mais ! Je n'ai pas d'excitation à manier la Cravache (hop! perchée !)
- Jolie pirouette, admettons.  Est-ce tu ne ressens vraiment aucune excitation, ou est-ce que tu t'es tellement conditionnée/refoulée que tu ne te l'autorise pas et que tu ne la vois pas ?
- Heu... Difficile à dire...
- Bien, autre question : Pourquoi est-ce que tu acceptes ces pratiques par d'autres que tu ne les juges pas alors que de les imaginer chez toi ça te fait bondir ?
- Parce que, je ne peux pas accepter d'être "ça".
- On en revient à ce que je voulais te faire dire, en fait tu n'assumes pas. Mien grandit chaque jour dans sa soumission, il assume tout, alors que c'est probablement encore plus difficile pour lui, et toi, tu te caches ?
- Oui, j'ai honte, je crois bien que c'est la pire des choses... ne pas assumer...

C'est à ce moment-là qu'il est apparu clairement qu'en effet j'avais une vision très "enfantine" de certaines choses qui touchent à mon être. Et je suis mortifiée de honte, parce que je me pensais un peu plus avancée que ça, un peu plus mature quand même. Le seul point positif c'est que justement je sais pourquoi maintenant. Ca remonte à la petite enfance et ce sont des casseroles qui datent de quand j'avais 4 ans... Bon maintenant que j'ai identifié le souci on va pouvoir travailler dessus.

Je comprends même pourquoi c'est arrivé dans ces circonstances-là, avec un étranger, parce que je me suis laissée surprendre, avec Mien, je me tiens trop bien la bride.
Et nous voila devant un intéressant paradoxe encore une fois : en tant que Domina il faut que je me lâche la bride pour m'accepter pleinement tout en gardant le contrôle...

Je sens que ça va pas être simple...

Publié dans : Ma Maîtresse - Communauté : Dominatrice BDSM
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