• : Les tribulations d'un homme au service de sa Souveraine.
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Lundi 27 octobre 1 27 /10 /Oct 21:52
- Par Maîtresse
Introduction : Nous participons, depuis notre rencontre à Paris , à un forum BDSM : La
 Kommunauté. Dans cette Kommunauté, une tradition : chaque semaine un membre est choisi et doit répondre aux questions des autres membres. Cette semaine c'était le tour de Mien. J'ai été vraiment très admirative de la façon dont il s'est sorti de toutes ces questions, parfois difficiles, alors je me suis faite toute petite, ne voulant ni brider ses réponses, ni apporter de précisions ou correction.
En n'intervenant pas je voulais vraiment lui montrer mon respect pour lui et ses réponses. Malheureusement, ma discrétion a pu être resentie par mon esclave adoré comme du désintérêt, voire de l'absence soutien alors que j'étais extrêmement fière de ses réponses. Je remercie donc Mien de m'avoir fait l'aveu de ce ressenti qui n'était absolument pas voulu de ma part, et de me permettre de le réparer. Je vais donc ici, non seulement vous livrer ces réponses, mais ajouter en gras toutes les interventions que je m'étais interdit de faire au moment où les messages ont été postés.

Dans la définition du "bon soumis" que l'on tirerais d'un exemple tel que votre couple, celui ci puiserait son plaisir dans celui de sa maitresse. Elle même étant garante du bonheur du couple, l'équation simplifié s'écrirait ainsi :
Un bon soumis aime ce qu'aime sa domina
Une bonne domina veille au bonheur de la relation et donc celui de son soumis
Donc une domina doit faire ce qu'elle aime pour être "bonne".
Et sa réciproque :
Une mauvaise domina est celle qui chercherait à satisfaire son soumis
l'empêchant ainsi de faire ce qui lui plait : "faire ce qu'aime sa domina".



Aaah ! Monsieur Dorian ! J'attendais votre question avec impatience ! Même si ce n'en est pas une, je vais me permettre de vous donner mon sentiment sur vos définitions. Pour faire court : vous simplifiez à outrance, et vous retirez, volontairement je crois pour me faire réagir, tout ce qui justement rend les choses "humaines" et intéressantes.
J'apporte pour commencer ce que je pressens être un monstrueux pavé (chaussez les lunettes de lecture !!!), une précision, par mesure de prévention, afin d'éviter de blesser qui que ce soit : ce que je vais dire ci-après n'implique que ma vision de notre BDSM (et je pense que ma Reine la partage Oui, tout à fait. Je suis très admirative de ce que tu as écrit !), et si au demeurant je tends à avoir des formules qui sembleraient indiquer un cas général, par pitié ne le prenez pas comme tel : mon clavier aura juste fourché ^^.
Donc quand dans vos définitions vous parlez de "un soumis", je considère qu'il s'agit de moi, et uniquement moi, et quand il est question de "une domina", je considère qu'il n'est question de ma Maîtresse à moi...
Ce petit préambule effectué, je reprends du début :

Un bon soumis aime ce qu'aime sa domina
Une bonne domina veille au bonheur de la relation et donc celui de son soumis
Donc une domina doit faire ce qu'elle aime pour être "bonne".

Sophiste !
Plus sérieusement, non, je ne peux pas me reconnaître là-dedans.
Et moi non plus ! J'aurai l'impression d'être un monstre d'égoïsme si ma domination se limitait à ça...
Je n'aime pas forcément ce qu'aime ma Maîtresse. En revanche, ce qu'elle aime, elle oeuvre à me le faire découvrir, et désirer dans un second temps. En l'occurrence, elle a un pouvoir de suggestion, un charisme et un tel talent *grand sourire béat* (ben oui, je l'aime !) pour me donner envie, que je n'ai pu, jusqu'à présent, qu'adhérer à ses envies. *hoche la tête sentencieusement* Oui, c'est important pour moi, non pas forcément d'imposer mais d'induire mes désirs. Je prends plus de plaisir à la coercition sous la forme de bondage que sous toute autre forme. Je préfère de très loin amener Mien à fantasmer sur mes désirs qu'à l'y contraindre. Je pense que c'est une forme de jeu mental subtil dont je retire aussi beaucoup de plaisir. Bien plus en tout cas qu'en le contraignant de but en blanc à un de mes caprices... Mais le BDSM étant la terre bénie des paradoxes, Mien tirerait aussi une grande excitation à y être ainsi contraint. Il me faut donc, à mon avis, pour devenir une Domina accomplie, savoir jouer des deux...  Il me semble qu'il est important pour moi, et aussi pour elle, qu'elle soit à l'écoute de mes envies à moi. Non pour les mettre en oeuvre obligatoirement, mais parce que ces envies peuvent susciter chez elle la naissance de ce même désir, et lui ouvrir d'autres perspectives de jeux, ou de situations. Oui, il faut que la relation puisse s'enrichir des envies deux parties. C'est à moi ensuite de faire le tri de ce que je vais mettre ou non en place et à quelle échéance. Mien sait très bien qu'en me confiant certains fantasmes, il peut s'agir d'un levier supplémentaire pour le faire languir...
Je pense que pour être une bonne Maîtresse, il faut à ma Reine une très bonne capacité à me parler et à m'expliquer les choses, et une tout aussi bonne capacité à écouter ce qui me passe par la tête... et ce à chaque instant... Ce qui ne veut pas dire, et j'en viens à votre seconde assertion, qu'

Une mauvaise domina est celle qui chercherait à satisfaire son soumis l'empêchant ainsi de faire ce qui lui plait : "faire ce qu'aime sa domina"

Décidément, vous maniez le sophisme à merveille ^^.
En fait, je crois qu'il est nécessaire de distinguer 2 choses : les besoins du soumis (moi), et ses envies.
Moi j'ai besoin par exemple, quand ma Reine m'a puni (ah au fait, quand je parle de punition, c'est tout sauf ludique : ma Maîtresse punit pour corriger, pas pour jouer
Oui, et quand on joue c'est pour jouer et pas pour punir ! *tire la langue. Ceci dit, au vu des débats qui ont eu lieu sur le forum, je pense que tu as bien fait de préciser ^_^ , qu'elle me montre qu'elle n'est plus fâchée, que la punition a évacué ce qui était 'mauvais'. Ma Reine n'en a peut-être pas envie à ce moment là, (rectification : j'en ai toujours envie à ce moment-là, et une envie viscérale, parce que je suis fière de ce que tu as enduré pour obtenir mon pardon et par la même une forme de "rédemption" ne pas te le signifier serait de mon point de vue une lourde faute) mais si elle ne me câlinait pas, ce serait très dur psychologiquement pour moi, je me sentirais rejeté. Elle le sait, et veille à ne pas créer ce sentiment chez moi : ici elle ne fait pas forcément ce qu'elle a envie de faire à ce moment là (elle n'avait d'ailleurs probablement pas envie non plus de me punir Là,en effet ça pourrait arriver), mais elle répond à un besoin de son soumis. *hoche la tête*
J'ai globalement besoin d'être reconnu dans mon statut, autant que j'ai besoin d'au moins 2 repas par jour. Ma Reine veille à répondre à mes besoins d'humain, et d'esclave. Ça parait basique dit comme ça, hein ? Eh bien pourtant, ça ne l'est pas tant que ça. Parfois, j'ai besoin que ma Reine s'occupe de moi, et dans ces cas là, j'ai une attitude souvent discutable : je provoque à outrance, je boude, je suis de mauvaise humeur. Avec le temps, ma Maîtresse a appris à comprendre ces comportements, et à y réagir de la meilleure manière - j'insiste au passage pour souligner que ce sont des choses dont nous avons beaucoup parlé, qu'il m'a fallu comprendre moi-même pour lui expliquer et l'aider à... m'aider ^^. Oui, et je pense que c'est vraiment toi qui me donnes les outils pour être une bonne Maîtresse. Véritable, si tu n'avais pas cette fabuleuse capacité à t'ouvrir et à me parler, je ne serai qu'une Maîtresse très médiocre...
Par opposition au besoin (qui ne correspond pas à une volonté consciente et délibérée du soumis), il y a l'envie (qui elle est une volonté consciente et... délibérée. Quel suspens !).
L'envie, c'est ce qui ne m'est pas indispensable. Par exemple, ma Reine est devant son PC, et je m'ennuie, alors je vais près d'elle et m'agenouille à ses pieds, et pose la tête sur ses cuisses. Éventuellement, je lui glisse que je m'ennuie, ou que j'ai envie de jouer, ou envie d'elle tout simplement, ou que sais-je encore... Elle a alors deux possibilités je crois : céder à cette envie, parce qu'elle la partage, ou qu'elle a fait naître un désir identique chez elle, ou la repousser, parce qu'elle a autre chose en tête, ou toute autre raison qui ne regarde qu'elle. Mais dans tous les cas, il est VRAIMENT important pour moi qu'elle me montre qu'elle a pris conscience de moi, que mon envie a été considérée. Une personne m'a dit récemment ces mots très justes : "c'est comme si ton voisin jette un caillou dans ton jardin. Tu vas le ramasser, pour lui montrer que tu l'as vu, mais tu vas pas forcément le renvoyer dans le sien."
Un besoin demande une attention, une envie peut engendrer une attention. Mais tous doivent être reconnus de ma Maîtresse, et pris en considération.
Oui, c'est important. Maintenant je peux vouloir jouer à te frustrer (ce qui n'est pas encore arrivé à ce jour) mais dans tous les cas, pour que ce soit un jeu il faut bien que je te montre que j'ai noté ton envie, et que je décide délibérément de ne pas donner suite.

En revanche, bien sûr, tout besoin, toute envie de ma Maîtresse doit être perçu de moi, pris en considération, et doit obtenir une réponse adéquate. Si ma Reine veut jouer avec la Badine sur mes fesses, je vais -au pire- lui dire que je ne me sens pas bien (si c'est vrai bien évidemment ^^, et même dans ce cas là elle pourrait me contraindre à jouer, sauf s'il est question de 'besoin', genre j'ai 40°C de fièvre et je ne tiens pas debout), mais normalement, je vais moi-même aller chercher la Badine, et montrer toute la bonne volonté et la soumission que ma Reine attend de moi. (J'ajoute que je considère pour ma part que le fait de vouloir répondre aux envies de ma Reine même si cela dépasse le cadre de mes envies à moi fait, en soi, partie de mes envies. Pas de mes besoins ^^.)
Attention cependant. Il existe un corollaire à tout ça : trop de pression de la part de ma Maîtresse engendrerait inévitablement une augmentation proportionnelle de besoins de ma part : si ses envies me poussent systématiquement dans mes retranchements, et si mes envies n'obtiennent jamais de réponse favorable, j'aurai forcément à terme des difficultés psychologiques (sentiment d'abandon notamment), et mes envies se transformeront en besoin (notamment en terme d'affection, de reconnaissance de mon individualité, etc...) En l'occurrence, ma Reine a de la marge ^^.
Oui, j'aime prendre soin de toi. Si on arrivais là, je pense que je serais devenue une bien piètre Maîtresse... Mais c'est parce qu'elle s'assure régulièrement que je n'ai pas particulièrement de difficultés. Je suis convaincu que je n'existe dans mon statut d'esclave que parce que j'appartiens à ma Maîtresse, de même qu'elle n'existe je crois dans son statut de dominante que parce que je lui suis soumis. Tout à fait. Le rôle de ma Maîtresse consiste donc à veiller à l'épanouissement de son esclave, autant que du sien. *applaudit* Et pour cela, comme cela a été dit maintes fois et à très juste titre, la communication est extrêmement importante. D'ailleurs je crois à ce sujet que je ne comprendrais pas si ma Reine me punissait pour lui avoir expliqué humblement et calmement mes difficultés... C'est que ce ne serait pas moi !!! Mais c'est peut-être un autre débat ^^.



Si t'avais en face de toi un soumis qui veut débuter, quels conseils tu lui donnerais et si t'avais en face de toi une Domina qui veut faire ses premiers pas, qu'est ce que tu lui dirais?


Hehe... On s'approche un peu de la question posée par Bloody Puppet, mais qui s'intéressait non pas aux débutants, mais à une recherche de progression...
En premier lieu, je ne donnerais de conseils qu'à ceux qui m'en demandent. Il me semble très prétentieux et présomptueux de conseiller quelqu'un qui n'est pas demandeur ^^. Là aussi je te rejoins.
En ce qui concerne la Domina, le meilleur conseil que je puisse lui donner c'est... demander conseil à ma Reine ^^ !
Hihi ! Et je l'aiderai très volontiers ^_^
Pour le soumis (ou la soumise), je n'en sais pas grand chose. Peut-être de faire de son mieux pour être lui-même, de ne pas simuler quoi que ce soit, sauf si on lui demande ^^. Et surtout de dire le plus possible les choses : son ressenti, ses doutes, ses envies, ses besoins. Hors séance, ou pendant la séance. Je crois que je lui dirais aussi qu'on peut se tromper de partenaire, ça arrive, et qu'il ne faut en concevoir ni colère, ni frustration, ni honte.
Pas terrible, ce conseiller, hein ? ^^
Si, ce sont des choses simples, basiques, mais très importantes. Une fois qu'on les bonnes fondations, on peut bâtir quelque chose...


Raconte-nous une séance qui t'aie plus particulièrement...

Oups j'avais oublié ce morceau-là :s
Et paf, je lâche mon joker. Il y a des choses que j'assume dans l'intimité -progressivement- mais pas forcément en public. Il s'agit de la dernière fois que ma Reine a 'joué' avec moi. Désolé, je ne peux pas raconter, pas encore capable...
*sourire attendri* Moi je trouve que c'est une très bonne chose. Ta pudeur m'est précieuse. Je suis heureuse qu'il y ait des choses de notre intimité qui ne soient que dans notre intimité et que ce blog, ou les différents sites où nous pouvons participer ne sont en aucune façon une redite des pages du Livre.
Y'a encore du boulot, d'ici la perfection, hein ? ^^ Pas de mon point de vue :p


Seulement voila mon voisin est un bavard et ne peut s'empécher d'en parler à tout le quartier (d'ailleurs si vous le connaissiez, il vous en aurait immanquablement parlé) me donnant l'impression de passer pour un mauvais voisin.

Je crois que c'est là, Monsieur Dorian, que se situe le message que vous souhaitiez me faire passer.
Si votre voisin avait en effet la langue trop pendue, il se serait plaint de l'entretien de votre jardin, et du nombre de cailloux à s'y entasser. Tel n'est pas le cas. Votre voisin, probablement inquiet de la disparition pure et simple de certains cailloux dans la haie, ou ne parvenant pas à voir si ses cailloux ont été aperçus par vous, aura peut-être cherché à obtenir un point de vue extérieur, se demandant aussi certainement si les siens de cailloux, ont su franchir la haie, ou même ne seraient pas atterris ailleurs que dans le jardin, peut-être même sur votre personne, qu'il ne saurait chercher à blesser. Votre voisin aura demandé assurément de quelle manière il pouvait mieux lancer ses cailloux, et comment de son côté la haie pouvait être taillée.
Il n'appartient pas au quartier et à ses commères de déterminer qui est un bon voisin ou non. Tout au plus peuvent-ils suggérer de raccourcir cette haie. En tout état de cause, ayant moi-même un voisinage, je peux certifier qu'il ne saurait être de mauvais voisin que celui qui entretient la haie pour la faire s'étoffer et grandir. Celui qui au contraire fait de son mieux, quelle qu'en soit la manière, pour faire en sorte que l'ombre régresse et que le soleil réchauffe le jardin de son voisin, celui-là, Monsieur Dorian, dut-il prendre quelques jours pour ce faire, ne pourrait être qu'un voisin exemplaire...
J'ai vraiment adoré cette métaphore filée sous forme de private joke, je doute que tout le monde ait pu suivre... Mais ça m'a beaucoup plu. Tu m'as encore une fois rendue très fière d'être ta Maîtresse.



Quel est votre rapport à la punition ? Son but, sa forme, son contexte ... enfin bref, je veux tout savoir...

Mon rapport à la punition ? *réfléchit un instant*
La punition est là, dans notre relation, pour punir, et m'aider aussi à prendre conscience de ce qui a déplu à ma Reine. Elle doit être désagréable, afin de me dissuader de recommencer.
Tout à fait. Elle peut être physique (avec la Badine, la main, par le biais d'une position difficile, etc...) ou psychologique (m'interdire de porter mon Bracelet par exemple, serait la pire je crois...). En quelque sorte la punition me permet d'obtenir un pardon : ma Reine 'passe' sa désapprobation sur moi, elle exprime ainsi aussi sa déception, et l'évacue, tandis que de mon côté je reçois cette punition le plus vaillamment possible (mais parfois c'est dur... ^^) pour que ma Maîtresse soit fière de moi, et m'accepte de nouveau, purifié en quelque sorte de ma faute. Je n'aurai pas dit mieux.
Nous distinguons très nettement punition et jeu, bien que cela puisse prendre, dans la pratique, des formes assez proches. Par exemple, la Badine peut servir à jouer, et être instrument de plaisir (SM) autant pour l'un que pour l'autre, mais aussi être instrument de punition, et là, tout plaisir physique disparaît. En revanche, il peut subsister un plaisir psychologique, celui d'être à sa place, aux pieds de ma Reine, et d'être, ce cette façon aussi, validé dans mon statut d'esclave... Je suis clair, là ? ^^ Oui, très. Et c'est comme ça que je le ressens aussi.



Bon je tenais à dire bravo à Mien pour sa semaine ainsi que pour l'intelligence des dialogues qui ont eu lieu.
Franchement tu as fait une très bonne semaine!


Merci-merciii ! Ces compliments étaient très amplement mérités ! Tu m'as rendue très fière de toi et surtout très fière d'être ta Maîtresse !
C'était très intéressant ^^
Merci à ceux qui ont eu la patience de me lire, et la fourbitude de ma poser des questions !


THE END

Publié dans : Mien - Communauté : L'art de s'offrir
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